Qigong
QIGONG un art de « santé »
Le Qigong est héritier d’une longue tradition, issue du Dao Yin, de mouvements ayant d’emblée pour finalité d’aider à entretenir la santé.
Cette pratique s’est fortement diversifiée avec le temps ; de nombreux Maîtres (voire enseignants) ont enrichi cette base de travail corporel posé sur le « Souffle ».
Il existe de nombreux styles de Qigong, mais tous reposent sur la même base.
Les racines du Qigong se trouvent dans la pensée chinoise taoïste et ce qui en est issue à savoir : l’énergétique chinoise (les Dan Tian -centres d’énergie dans le corps-, les méridiens – flux de circulation d’énergie en lien avec les organes…).
La pratique se pose sur une respiration ample et calme qui libère les gestes, développe la concentration et la présence dans l’instant. Elle permet un véritable travail personnel et vise à l’épanouissement conscient de l’Etre.
Dates
Reprise des cours pour la saison 2025-26 : le lundi 15 septembre 2025
- Cours les lundis de 18h30 à 20h
- Cours les mardis de 10h30 à 12h
Possibilité de venir pratiquer la méditation ½ h avant le début des cours
Enseignante
Inscription et tarifs
Bulletin d’inscription à tirer, remplir et à apporter avec le règlement au plus tard le 29 septembre
Tarifs sur le bulletin d’inscription
Bulletin d’inscription disponible sur notre page adhésion
Les STYLES de QIGONG
Les styles de Qigong enseignés au sein de l’Association CLES D’ASIE, sont :
Le ZI RAN MEN QIGONG enseigné par Maître LIU DE MING
- Zi Ran correspond à la spontanéité, au jaillissement naturel. Ainsi il s’agit de faire naître, lors de la pratique, le mouvement naturel, celui qui naît de lui-même, celui qui peut être exécuté quand on se libère des entraves corporelles et mentales. Zi Ran Qigong propose un retour à la source profonde.
- Men étant la porte qui ouvre à cette spontanéité. Ce style est aujourd’hui enseigné en Australie, où réside Maître LIU Deming, en Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, France) et au Mexique.
Maître LIU DE MING
il est l’héritier de la 5ème génération de la lignée Liu He Zi Ran Men
Il a commencé à étudier et à pratiquer les Arts Martiaux dès l’âge de 8 ans sous la direction de Maître HongZheng Fu lui-même ayant été élève du Grand Maître légendaire Wan Lai Shen, descendant de la lignée Ziran Men.
Après avoir obtenu son diplôme de l’Université de l’éducation physique de Beijing, Master Liu a accepté un poste d’enseignant au célèbre temple de Shaolin, puis a passé 12 ans à enseigner à l’Institut de physique Fujian. Depuis son arrivée en Australie, le Maître Liu a créé à sa propre école Ziranmen Kung Fu Academy et a enseigné pendant 10 ans à l’Université de Melbourne Tai Chi et au Club Wu Shu. Il est l’entraîneur honoraire du Shaolin temple Wu Shu Training Center en Australie.
Pour Maître Liu l’état de santé physique et mentale d’une personne doit être l’axe central de la vie. Le reste n’est que d’importance secondaire. Pour gagner cet esprit libre, il est nécessaire de nourrir sa vie. La philosophie et la culture taoïste sont les bases de son enseignement.
Riche de toutes ces années d’expérience dans la pratique (plus de 50 ans), le Qigong de la spontanéité ou ZI RAN QIGONG continue d’évoluer. En effet Maître LIU DE MING continuer d’enrichir et de créer un Qigong particulièrement fluide, où le geste est libéré grâce à l’ouverture et la mobilité des fascias. Il en résulte une harmonie intérieure et extérieure grâce à la justesse et la simplicité des gestes. Il inscrit naturellement le pratiquant dans la relation Ciel-Terre, l’équilibre Yin/Yang…
Le Zi Ran Qigong permet de « toucher » à l’essence de la pensée Taoïste.
Le DAO YIN YANGSHENG GONG, style créé et enseigné par le Professeur Zhang Guang De
Le Dao (ou encore Tao) est très souvent traduit par : La Voie ; mais ce terme ne peut être vraiment défini, et surtout il ne peut être réduit à un seul mot. Le Dao est presque un thème générique qui peut trouver son expression de diverses manières, mais toujours animé par une direction, une énergie…
Le caractère Yin, utilisé dans l’expression « Dao Yin » signifie : Tirer ; les caractères chinois (idéogrammes) peuvent avoir des consonnances identiques, il faut donc se référer à l’idéogramme pour être sur du sens.
L’ensemble « Daoyin » est l’ancien terme utilisé pour désigner les exercices physiques énergétiques. (Ainsi, par des exercices simples, les personnes pratiquent pour conduire le Qi à travers le corps et participer à le mettre ou remettre en harmonie avec l’univers.)
YangSheng veut dire : nourrir le corps ou encore préserver la vie
Gong signifie : exercices, travail.
Professeur Zhang Guang De
Le professeur Zhang Guang De est né en 1934 à Tangshan, province de Hebei, en Chine. D’une famille de médecins traditionnels, il est baigné dans un environnement où les Lois de la nature et de l’énergétique font partie des valeurs de son enfance. Très jeune il développa un attrait important pour les arts martiaux. Il intégra la section de Wushu de l’Université d’Education Sportive de Pékin en 1955, sous l’enseignement de Maître Zhang Wen Gan. Le Professeur Zhang Guang De est décédé à Pékin en janvier 2022.
En 1974, il entreprit l’étude approfondie de la Médecine Traditionnelle Chinoise et plus spécialement les chapitres concernant les Daoyin et Taijiquan traditionnels. Ayant développé une profonde connaissance de la médecine traditionnelle chinoise, le professeur Zhang créa une école qui allia les méthodes du Qi Gong avec des exercices physiques et mentaux particulier. Ainsi il créa le DaoYin YangSheng Gong, style à ce jour enseigné un peu partout dans le monde.
La petite histoire qui fait la grande histoire
A la fin de la révolution culturelle chinoise, Professeur Zhang Guangde est tombé gravement malade. Presque tous ses organes étaient touchés : atteint d’un cancer du poumon, jugé inopérable (l’enveloppe du cœur étant atteinte), il souffrait de divers maux tels qu’hypertension, troubles cardio-vasculaires et digestifs, hépatite, tuberculose et de désordres sanguins, le tableau était très noir… Il revient alors vers la médecine traditionnelle qui avait bercé son enfance mais son médecin lui annonça que la médecine, à elle seule, ne pouvait guérir son état. C’est alors qu’il a utilisé son expérience de Wushu alliée à sa connaissance de la médecine chinoise traditionnelle pour créer ce qui devait devenir le Dao Yin Yangsheng Gong.
Au début, trop faible pour une pratique intensive, il a développé des exercices qui pouvaient se faire en position allongée : ce furent huit exercices pour traiter sa tuberculose qui constituèrent par la suite la base de la « série des 49 mouvements pour stimuler le Qi dans les méridiens ». En recouvrant peu à peu ses forces, il créa des séries qui purent se faire assis, puis debout. A l’époque de sa maladie, il prenait des médicaments et pratiquait très régulièrement les exercices. Il aura fallu huit années de travail assidu et de lutte pied à pied pour sortir vainqueur et recouvrir santé et vigueur.
En 1982, il décide d’élargir sa recherche et d’enrichir sa méthode de travail. Il créa des formes de Qigong pour préserver la santé générale et, spécifique comme celle du cœur, des poumons, de la rate et de l’estomac, des muscles et des os, des reins, ou encore les exercices pour régulariser la fonction du foie et de la vésicule biliaire…