NOURRIR LE MOUVEMENT VITAL

La Chine a produit le taoïsme au cours d’une longue maturation. Attitude devant la vie, ce qu’on appelle le taoïsme peut être une religion, une éthique, un système du monde. Il s’insinue dans toute l’activité de ceux qui en acceptent l’imprégnation. 

Avec le Daodejing (Le livre de la Voie et de la Vertu attribué à Laozi), un des principaux textes de référence du taoïsme est le Zhuangzi (ou Tchouang tseu).

Le chapitre 3 du Zhuangzi nous parle de retrouver en soi les mouvements spontanés de la vie de façon à ce que nos actes ne nuisent jamais à notre vie et à celle des autres, à travers l’exemple du boucher Ding. 

Comment un boucher dépeçant un bœuf peut-il nous donner une leçon de vie ? Pourtant, Zhuangzi, l’un des plus grands penseurs taoïstes, prend la lame de son couteau comme métaphore de notre vie : comment en user sans l’user, comment ne pas casser ni émousser son couteau, comment ne pas s’exposer à ce qui interrompt notre vie, mais discerner de mieux en mieux tout ce qui l’use au quotidien dans nos façons d’agir, de penser, de réagir émotionnellement. Se mettre à l’école du boucher, c’est comprendre de mieux en mieux le mouvement vital et travailler chaque jour à s’y insérer plus naturellement. »

HORAIRES

  • 9h30 – 10h30 avec Élisabeth ROCHAT DE LA VALLÉE, étude de caractères en lien avec le thème choisi
  • 10h30 – 12h30, avec Marie-Cristine MOUTAULT, atelier calligraphie sur les caractères étudiés précédemment
    • REPAS – chacun apporte son pique-nique (contexte sanitaire oblige)
  • 14h30 – 17h30,  avec Élisabeth ROCHAT DE LA VALLÉE, étude du chapitre 3 du texte de Zhuangzi

TARIF

30€ adhérent.e et 40 € non adhérent.e, ½ journée possible (15€ et 20€)
Inscription préalable demandée